Patrimoine à visiter

Oulmes était autrefois une ville entourée de murs. Il n’en subsiste qu’une très petite partie (100 mètres environ) dont il serait difficile de préciser la date. Ils se voient en avant du château, en contre-bas de la route de Niort à Fontenay.

Le prieuré

(XIV e siècle : rue de la Venise Verte)
histoire1_200x316La cure d’Oulmes semble avoir été quelque peu sous la dépendance du prieuré, tout au moins durant la période de l’Ancien Régime. A cette époque, les curés du village sont réduits à la portion congrue et perçoivent une rente annuelle limitée à 300 livres. Quelques-uns seulement s’en sont accommodés. Les archives de la paroisse ont conservé les pièces d’un procès qui a eu lieu à ce sujet, en 1766, entre le curé Me Pierre Vergier et le Prieur Dom Pierre Garnier. Vers 1730, le prieuré valait 2000 livres


 

L’Eglise

histoire2_200x308Elle se compose aujourd’hui comme primitivement d’une nef avec transept, abside et absidioles, mais les absidioles, surtout celle du côté de l’épître, ont été remaniées, et ont perdu tout caractère. Le sanctuaire est en grande partie de l’époque romane, ainsi que la transept, dont le carré supporte une coupole sur trompes, autour de laquelle s’élève un clocher intéressant. Carré massif, flanqué de contreforts peu saillants, selon l’habitude du XI e siècle, il est bien dans le goût de cette époque batailleuse, où l’église servait souvent de lieu de défense. C’est un véritable petit donjon. La partie supérieure, percée de baies sans caractère, est d’une construction bien moins belle et de beaucoup postérieure. Le transept à été revoûté à l’époque gothique. La voûte de la nef appartient à la fin du XIV e siècle ou au XV e, mais les fenêtres ont conservé leur caractère roman.
L’église d’Oulmes présente deux façades romanes, toutes deux remaniées plus ou moins à l’époque gothique. L’une est placée en avant de la nef, l’autre à l’extrémité de l’un des bras du transept (côté de l’évangile). La description minutieuse de ces façades serait déplacée ici, leur intérêt résidant dans les détails. Les paysages et Monuments du Poitou ne sont pas une monographie de l’architecture et de la sculpture aux XI e et  XII e siècles.

Chacune de ces façades porte une inscription. Sur l’un des pieds-droits de la façade latérale, on lit : L’AN MIL : CCC : XXXX : II. Les caractères sont bien conservés.
L’inscription de la façade principale, celle dont on aperçoit les restes sur la voussure inférieure de l’archivolte (voussure remaniée au XIVe siècle et supportée par des pieds-droits déjà presque en style flamboyant), est absolument indéchiffrable aujourd’hui
Une note sur Oulmes publiée en 1841, dans les Etrennes vendéennes (par Mr Benjamin FILLON), en donne la transcription suivante, dont nous ne pouvons garantir l’exactitude ; L’AN 1379, VIVONE EMERI DURIVAUD. Trois blasons, des têtes grimaçantes et divers ornements accompagnent cette inscription. Un seul des blasons est susceptible d’être déterminé, il présente les armes des Brissons. La fenêtre placée au-dessus du portail principal avait les pieds-droits garnis de deux tores et de deux colonnettes. Les deux colonnettes, qui étaient placées en retrait, ont été supprimées, ce qui donne à cette fenêtre un aspect disgracieux.

histoire3_50x2211642 – Bronze – Eglise Notre-Dame)
La cloche, même solitaire dans son beffroi nettement postérieur à l’ensemble de l’édifice, à peut-être été fondue dans le four à cloche découvert dans le transept sud lors des fouilles de 1988. Son bronze porte la date de 1542. Une inscription est gravée sur le pourtour de la cloche : « Santa Maria, ora pro nobis »,  « François de la Rochefoucoult, seigneur de Marcillac et Andrée Vivonne, son épouse, Aubien Fabien prêtre curé. Jan Cacault, greffier, mon parrain et Jane Cacault, sa fille, ma marraine, laudate deum in tympeno et choro. Psalm. 150-1642 ».


La Chapelle

histoire4_200x380Selon la tradition locale, cette chapelle, désormais transformée en habitation, aurait appartenu aux moines de l’Abbaye de Nieul. L’état des propriétés de cette abbaye, publié par Arnauld et Aillery, n’en fait cependant aucune mention.


La Cure d’Oulmes

histoire5_757x80Rue de la Venise Verte)L’ancienne cure est située face à l’entrée principale de l’église. L’un des curés de la paroisse, l’abbé Joseph Arrivé, administre de son mieux les biens de son église à partir de 1820 : la succursale d’Oulmes n’a cependant été élevée au rang de cure de 2è classe qu’en 1829, par ordonnance du roi Charles X et de Mgr Soyer, évêque de Luçon.


Le château

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Il était situé à peu près sur l’emplacement du Château actuel. Il en reste un escalier enclavé dans les servitudes, dont nous parlerons tout à l’heure. La rue qui longe la tour à laquelle appartenait cet escalier porte encore aujourd’hui le nom de rue de la Retraite.
Le vieux château doit avoir été démoli partie au XVII e siècle, partie au XVIII e. Dans la partie détruite à cette dernière date, « on voyait en sculpture au-dessus de la porte principale, garnie d’une herse après le pont-levis, les statues de Charles de Vivonne et de la dame de Bausi, son épouse, seigneur, haut justicier de cette terre ».
Charles de Vivonne vivait au XVI e siècle. En 1764, époque où furent comblées les douves, il restait encore une partie du vieux château « servant de basse-cour », et une pour ou pavillon, où se trouvaient les prisons « tant de basses-fosses qu’à rez-de-chaussée ».
histoire7_739x80Il se compose de deux parties fort distinctes : 1° les communs ; 2° le pavillon ou château proprement dit.

Les communs, vaste construction de la fin du XVII e siècle, présentant la forme d’un fer à cheval, ont été bâtis à l’imitation des casernes de Versailles. La tradition locale va jusqu’à les attribuer à Mansart, de même qu’elle attribue les jardins à Le Nôtre. L’ancienne fuie seigneuriale existe toujours.
Le pavillon a été construit de 1759 à 1764. C’est une jolie habitation encadrée dans un bosquet charmant, que précèdent des douves de fantaisie. Du côté des jardins, un bas-relief, encastré dans le fronton, représente les occupations habituelles des anciens châtelains de l’endroit, la chasse, la pêche, l’agriculture, etc.


histoire8_90x422la Chevalerie

l’ancienne Gendarmerie

Cet ensemble était autrefois la propriété de la commanderie de Cenan, de l’ordre de Malte.
histoire9_573x100(1872 – 48, Rue Georges Clémenceau)
Cette maison est occupée par la gendarmerie de 1904 à 1965, date à laquelle cette dernière est transférée à Maillezais, avec la construction d’une nouvelle brigade. La présence d’une gendarmerie, peut-être dès le XVIII e siècle, est due à l’implantation d’Oulmes sur des grands axes de communication. En 1904, les gendarmes emménagent dans ce bâtiment appartenant à messieurs Truhaut et Joffrion. Il comprend quatre logements et un bureau pour le chef de brigade. En 1926 et 1927, la commune achète la gendarmerie, et en 1933 elle aménage un cinquième logement. Le bail de location consenti au département de la Vendée est transféré au nom de l’Etat, jusqu’en 1965 date de la fermeture de la gendarmerie. Les logements sont depuis loués à des particuliers, et les bureaux et dépendances ont servi aux sapeurs pompiers.


le Moulin à Pacouinay

(Avant 1950 – Pierre – Pacouinay)
histoire10_90x639Le premier Moulin à vent est vraisemblablement construit vers 1680. Trois moulins sont ensuite élevés, avant 1750, comme l’atteste un document de cette date  sur lequel les trois édifices figurent. Deux moulins sont détruits en 1872, en raison de l’importance des taxes auxquelles ils sont soumis. Le moulin subsistant est restauré en 1816, puis est motorisé en 1900 afin de pallier à l’absence de vent. De 1680 à 1929, le moulin est la propriété des Goguet, famille de meunier. En 1929, il est vendu à la famille Coirier qui maintient son activité jusqu’en 1959, date à laquelle les ailes cessent de tourner.

le Mausolée

histoire11_647x100(Espérance Rousseau (1882-1936), originaire d’Oulmes, cultivateur et éleveur de moutons, a habité la propriété sise au 14 route de Fontenay.
D’un voyage à Maghreb, vers 1930, cet homme aux idées originales a rapporté le plan de l’un des édifices funéraires des « marabouts » et a décidé qu’à son décès une construction semblable serait érigée sur sa tombe et celle de ses ascendants dont les sépultures étaient sur sa propriété.
Par testament, il lègue à la commune cette parcelle de terre et la somme nécessaire à la construction de l’ouvrage ainsi qu’à son entretien. Sur le fronton du mausolée figure l’inscription : « Aujourd’hui moi, demain toi ».


la Gare

(1881 – Rue de la Gare)
A partir de 1828, le réseau ferroviaire se développe en France, sauf en Vendée et dans sept autres départements qui, en 1851, sont encore dépourvus de chemin de fer. En 1866, la première ligne, Nantes – La Roche-sur-Yon, est ouverte, suivie de la ligne, Cholet-Bressuire-Breuil-Barret-Coulonges-sur l’Autise-Niort, desservant les houillères de Faymoreau. L’ouverture de la ligne Fontenay-le-Comte-Benet, passant par Oulmes, a lieu le 17 octobre 1881. La construction de cette ligne a été réalisée par la Compagnie de l’Etat qui avait lancé une souscription pour financer les travaux. La gare de Nieul-Oulmes est construite à cette époque. L’eau qui servait à alimenter les locomotives était pompée près de l’Autise grâce à une éolienne et conduite par des tuyaux jusqu’à un château d’eau situé à côté de la gare. Le trafic aller-retour, sur voix unique, entre Fontenay et Niort était très important puisqu’il y avait jusqu’à 18 passages par jour. La ligne cesse son activité en 1969, et la gare est démolie en 1985.